TUBIZE/Tubize, inventaire du Patrimoine.

 La Région wallonne (DGATLP – Direction du Patrimoine) a notamment pour mission de dresser l’inventaire du Patrimoine monumental de la Belgique.  Une première liste a été publiée en 1973 (Le Patrimoine Monumental de la Belgique.  Wallonie, 2, Brabant, Arrondissement de Nivelles, Sprimont, 1ère éd., 1973, 2e éd. 1998).  Elle a depuis été largement complétée, mais cette seconde liste n’a jamais été publiée.  Nous avons jugé utile de faire connaître les Monuments de notre commune qui étaient à l’Inventaire du Patrimoine.  Une attention toute particulière doit, en effet, leur être accordée par les autorités communales et régionales. 

Liste des monuments repris à l’Inventaire de 1973 :

  • Eglise paroissiale Sainte-Gertrude.
  • Rue de Bruxelles, n° 18-20.
  • Rue de Bruxelles, n° 60.  Ferme, puis Musée, ‘de la Porte’.
  • Rue de la Déportation, n° 14.  Cure de Tubize.
  • Rue des Six Cens[es], n° 11.  Grange de la Ferme « La Mecheré ». 
  • Rue du Try.  Ferme Vieille Cour.
  • [Av. S. Allende.] Ferme Neuve Cour.
  • Chemin de Froy, n° 16.  Ferme de Froy. [= Ferme Del Val ou des Pauvres]
  • Chemin du Moulin, n° 54.  [= Moulin de Ripain]
  • Route de Braine-le-Comte [? = Rue Neuve Cour], n° 37.  Ferme de Stierbecq. 

Ainsi, seuls 10 monuments sur toute l’étendue du territoire de Tubize avaient, à l’époque, été jugés dignes d’intérêt !  Cette liste, fort heureusement, a été revue à la hausse par la suite.  Nous nous efforcerons de compléter la liste de 1973 dans les mois qui viennent, en nous basant sur la liste et les dossiers conservés par la Direction du Patrimoine à Wavre, et sur les recherches effectuées par le Musée.  Nous nous limiterons ici à donner une description architecturale des Monuments.  Lorsque nous disposons d’assez d’éléments pour justifier la rédaction d’un article particulier, nous le ferons à part, en prenant soin d’établir des liens entre « articles » et « Inventaire ».  (Exemple : la ferme de la Neuve Cour) 

Il s’agit donc d’un projet à long terme, voué à évoluer au fil du temps et des découvertes.  Inutile de préciser que si vous possédez des documents (archives, photos, etc.), voire même de simples informations sur ces monuments, ils sont les bienvenus.  Nous remercions d’ailleurs d’avance tous ceux qui pourront nous aider dans notre tâche. 

Luc DELPORTE

Eglise paroissiale Sainte-Gertrude

Au centre de l’agglomération, assez grande bâtisse en arkose, de l’époque gothique tardive (commencée en 1549?), peut-être avec remploi ou sur des substructions plus anciennes. Plan se composant d’une tour occidentale, de trois nefs du type halle, profondes de trois travées, d’un pseudo-transept et d’un choeur à chevet plat. Sacristie de la 2e moitié du XVIIIe s. (reprise en 1837?) devant la fenêtre primitive du chevet. Solide tour de plan carré, superposant quatre étages accessibles par une vis d’escalier logée dans le contrefort Nord; ouïes avec meneaux en Y du clocher faiblement surhaussé en 1697 et flèche ardoisée de 1729 (?). Entrée dans l’axe par un portail en anse de panier, surmonté d’une nichette sculptée sous la verrière occidentale qui illumine le rez-de-chaussée largement ouvert vers la nef. Contre la tour, au Nord, chapelle baptismale sans doute contemporaire malgré la saillie du volume (colombe en stuc doré de l’arc). Vaisseaux aveugles de la 2e moitié du XVIe s., jadis couvert d’une voûte en bardeaux qui est préservée sous les combles; espace trapu qui fut rabaissé, malgré la petite surélévation en briques des murs goutterots, lors du lancement en 1743 (chronogramme aujourd’hui disparu) de voûtes d’ogives en briques avec décor pauvre en stuc des nervures et des pilastres. Bas-côtés séparés de la nef par des colonnes en pierre bleue sur un haut piédestal; voûtaison semblable y introduire au XVIIIe s.; portail du XVIe condamné au Sud. Pseudo-transept aux croisillons réduits, en fait liés et pareils aux nefs. Choeur du XVIe s. (inscription « Char / let / 1590 » sur la porte au Sud), de plan rectangulaire, qui a gardé sa couverture de bois en berceau brisé; fenêtre orientale bouchée. Au Sud, annexe du XVIIe s. (?) et appentis moderne au Nord. En 1942, mise au jour d’une crypte romane (?) en grès clair, arasée. Elle comprenait une abside semi-circulaire et une travée barlongue, où débouchait un escalier (comblé) et qui était probablement voûté en raison de la présence d’un tambour de colonne en son centre.

Photographies de l’IRPA   

 

Presbytère de Tubize

Rue de la Déportation, n° 14. Cure. Remarquable construction d’inspiration hennuyère à double corps et deux niveaux portant le chronogramme significatif de 1758 au-dessus de la porte « Taliter construit decimator ». Murs de briques, encadrés de harpes de pierre bleue, éclairés de baies à montants alternés de pierre bleue et linteau bombé orné d’une clé saillante. Porte à linteau bombé, couronné d’un larmier en ressaut; motif Louis XV stylisé au sommet des piédroits entaillés. Toiture à la mansard avec lucarne (couverture renouvellée).
 

Habitation du XVIIe siècle

Rue de Bruxelles, n° 18-20. A l’origine une seule habitation datée par ancres de 16… Façade entièrement remaniée dont il est aujourd’hui bien malaisé de tirer des déductions.
 

 

Ferme 'de la Porte', actuellement Musée

Rue de Bruxelles, 64. Musée ‘de la Porte’. Ancien logis de ferme (?). Intéressante maison parallèle à un étage, en style traditionnel, qui remonte au XVIIe s. Murs de briques, d’arkose (principalement pour le soubassement en moellons) et de grès pour les piédroits. Façade percée d’un porte en plein ceintre reposant sur des montants portant les initiales J.L.D. et surmontée d’une baie d’imposte rectangulaire; fenêtres à croisée. A l’arrière, porte ceintrée traditionnelle soulignée d’un larmier; frise de briques dentée. L’annexe possède une porte avec un encadrement bouchardé semblable, millésimé de 1777. Bâtière de tuiles. Remaniements : suppression des croisées au rez-de-chaussée; pignon restauré aux XIXe et XXe s. En face du corps principal, vestiges de dépendances démolies.

Ferme de Stierbecq

Rue Neuve Cour. Ensemble des XVIIe et XIXe s. La bâtisse centrale pourrait remonter au XVIIe s. Elle est élevée en briques sur un soubassement en moellons d’arkose. Fenêtre à linteau droit et encadrement en bois. Bâtière flanquée de pignons à épis au-dessus d’une corniche portée par des modillons de bois. Au XIXe s., le corps principal a été allongé de part et d’autre par des constructions basses. A l’abandon et en mauvais état de conservation. Cette ferme a été rasée depuis l’inventaire de 1973 !
 

Ferme de la Neuve Cour

Avenue Salvador Allende, n° 35.  Jadis en partie ceinturée d’eau, vaste ferme clôturée dont le bâtiment principal, traditionnel, remonte au XVIIe s. (?). Il s’agit d’un important corps de logis flanqué à l’angle d’une tourelle d’escalier coiffée d’une toiture en pavillon; r.d.ch. surhaussé en moellons avec piedroits et de lourdes chaînes d’angle en calcaire; étage en briques couvert d’une bâtière à coyau entre deux pignons à gradins (sept degrés plus le pinacle). Façade entièrement remaniée au XIXe-XXe s., mais qui conserve des traces de meneaux en bois. Perpendiculairement à la façade arrière, qui fut également aménagée, construction à pignons en escalier de la même époque (sept marches plus le pinacle). Dépendances des XIXe et XXe s.
 

Article sur la Neuve Cour 

Ferme de la Vieille Cour

Rue du Try, n° 2. Ferme Vieille Cour. Ensemble en ordre dispersé des XVIIe et XIXe s. autour d’une cour intérieure rectangulaire. A droite de l’entrée occupant le petit côté, logis à un étage de briques, dont le noyau remonte au XVIIe ou au début du XVIIIe s. L’étage conserve deux fenêtres à croisées, dont les montants sont dressés en chaînes de pierre. Toiture à forte pente avec un pan coupé. Transformations : fenêtres du rez-de-chaussée et entrée de l’annexe droite sont du XXe s. La façade arrière des écuries (à gauche), en schiste, souvre vers la cour par de petites fenêtres en bois et une porte surmontée d’un linteau monolitique en bâtière; une partie date toutefois du XIXe s. Face à l’habitation, grange en long couverte d’une toiture à pans coupés et datée en façade de 1827 par des briques en relief.
 

 

Ferme de Froy ? = Ferme Del Val

Chemin de Froy, n° 16. Quadrilatère au sommet d’une colline, datant en grande partie du dernier quart du XVIIIe s.; cour intérieure rectangulaire. Construction en briques, moellons et pierre bleue. Porte cochère en anse de panier dans le long côté perpendiculaire à la grange. Logis remanié sur le petit côté. Ecuries et dépendances aménagées au XIXe-XXe s. Grange en long sur un soubassement en moellons; ancres de bois; pignon à épis, percé d’une porte cochère en anse de panier et daté de « ID/IW/1779 » par des briques en relief.
 

Moulin de Ripain

Chemin du Moulin, n° 54 (en face du). Le long de la Senne, ancien moulin à eau, qui dépendait autrefois de Nivelles, daté au-dessus de la porte : « S (crosse) G / 1779 ». Construction en moellons et briques (principalement employées pour les restaurations et aménagements). Porte à piédroits et linteau droit de bois. Bâtière à un pan coupé vers la rivière. Percements remaniés (XIXe s. ?); annexes et roue à aubes du XIXe s. Un peu au-delà, maison basse en moellons avec des ancres de bois (époque ?). Baie à linteau droit en bois également. Réfections en briques.

Photographie de l’IRPA 

Grange de la ferme <em>La Mecheré</em>

Rue des Six Censes, n° 11. Grange en long de la 2e moitié du XVIIIe siècle. Construction appelée « La Macheré », en moellons enduits et coiffée d’une bâtière. L’accès s’opère par deux portes charretières dont l’encadrement en plates-bandes est surmonté d’un arc en anse de panier avec agrafe à la clé. A noter : les ancres en bois et les lourds contreforts.
 

 

Liste provisoire établie par l’OTP (arrêtée au 31/12/2010) :

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Potale Av. de Mirande
Ferme de la Neuve Cour Av. S. Allende 35
Eglise N-D Immaculée au Renard Ch. de Mons
Château Deflandre Ch. de Mons 644
Ancien relais de poste Ch. de Mons 701-703
Potale N-D de Halle Ch. de Mons 750
Ferme Delval Chemin de Froyes 16-18
Chapelle du Grand Bon Dieu Chemin des Prés 103
Ferme Desenfans Chemin Desenfants 12
Ferme Massart Chemin Massart
Cité de la Soierie Cité de la Soierie 1 à 21
Chapelle N-D à Bonne Ferme Massart
Eglise paroissiale Sainte-Gertrude Grand Place
Hôtel de Ville Grand Place 1
  Grand Place 11
  Grand Place 13
  Grand Place 18
Salle de la Boule d’Or Grand Place 19
Ancienne Brasserie de la Fontaine Pl. du Remblais 14
  Plateau de la Gare 13
  Plateau de la Gare 19
  R. A. Marcoux 30-36
  R. de Bruxelles 1
Ferme Tramasure R. de Bruxelles 178
Habitation datée par ancre 16.. R. de Bruxelles 18-20
  R. de Bruxelles 23-25
Ferme de la Porte (Musée) R. de Bruxelles 64
Fabrique de Soie artificielle de Tubize R. de Bruxelles 73-77, 80, 81-83, 85-99
Hêtre (arbre remarquable) R. de Clabecq
Potale R. de Coeurcq 148
  R. de la Croisette 24
  R. de la Croisette 28
  R. de la Croisette 30
  R. de la Croisette 32
  R. de la Croisette 34
  R. de la Croisette 36
Cimetière de Tubize R. de la Déportation
Gare de Clabecq R. de la Déportation
Commisariat de Police R. de la Déportation 1
  R. de la Déportation 1
Cure R. de la Déportation 14
Maison des célibataires R. de la Déportation 214
Maison du directeur R. de la Déportation 215
Maison de contremaître R. de la Déportation 82-83
Cité des Forges R. de la Déportation, 72-80 & 166-210
  R. de Mons 107
  R. de Mons 11
  R. de Mons 118
  R. de Mons 125
  R. de Mons 133
  R. de Mons 14
  R. de Mons 27
  R. de Mons 32
  R. de Mons 36
  R. de Mons 36
  R. de Mons 44
  R. de Mons 50-52
  R. de Mons 55
Potale du Sacré-Cœur R. de Mons 74
  R. de Mons 78
  R. de Mons 78
  R. de Mons 91
  R. de Scandiano 7
Ancienne carrière R. de Stimbert 45, à l’arrière
Poteau indicateur R. de Virginal
Chapelle Saint-Antoine R. de Virginal
Chapelle Saint-Pierre Clavier R. de Virginal
Chapelle Saint-Roch R. de Virginal 225
Maisons d’ouvriers R. des Forges (renvoi)
Tilleul (arbre remarquable) R. des Forges, à proximité du Trafic
ancienne filature de coton Dehase R. des Frères Lefort
  R. des Frères Taymans 105-107-109
  R. des Frères Taymans 71
Le Maronnier (arbre remarquable) R. des Frères Vanbellingen
Ancienne entrée des Ateliers Métallurgiques R. des Ponts 32
Chapelle de la Sainte-Famille R. des Six Censes
Ferme de la Macherez R. des Six Censes 11
Chapelle N-D de Lourdes R. du Moulin
Ancienne carrière de Ripain R. du Moulin
Ferme Miserez R. du Moulin 40A
Ancien moulin de Ripain R. du Moulin 55
Ferme de la Vieille Cour R. du Try 2
Maisons d’ouvriers R. E. Germeau 11-54 (renvoi)
Tilleul (arbre remarquable) R. Ferrer 15, école
Maisons ouvrières des Forges de Clabecq R. Luycx 94-122
Maisons ouvrières des Forges de Clabecq R. Marcoux 30 à 66
Chapelle N-D de Stierbecq R. Neuve Cour
  R. Peignies 22 ou 55
  R. Peignies 28
  R. Ripenoise 217
Hêtre pourpre 1830-1930 (arbre remarquable) Square de la Liberté
Eglise paroissiale du Christ Réssuscité  

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Cette page n’est pas encore achevée !

Elle sera complétée progressivement, au gré de l’avancement du projet « Inventaire du Patrimoine monumental de la commune de Tubize », initié par l’O.T.P.-Musée de la Porte.

2 Comments

  1. Wikipedia renseigne la Chapelle Sainte Philomène comme étant une véritable énigme… En savez-vous davantage à son sujet?

    Reply
    • Bonjour,
      L’article wikipedia a été en grande partie rédigé par mes soins. C’est donc moi qui ai écrit cette phrase ! Selon certains érudits locaux, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Stierbecq aurait été inaugurée en 1847 par l’abbé Tyssens. Ils la situent à proximité de la station (à l’arrière de l’emplacement jadis occupé par les PTT). Cette chapelle aurait été démolie en 1870. On en trouve même la photo dans l’ouvrage « Les Tubiziens » (1980, p. 39). Sans doute s’agit-il plutôt de la chapelle Sainte-Philomène, et non une chapelle Notre-Dame de Stierbecq ! En outre, il est fort peu probable que la photo qui est publiée soit celle de la chapelle Sainte-Philomène, tout d’abord pour une question de dates, ensuite parce qu’elle montre une chapelle qui, architecturalement remonte à une époque bien plus ancienne, et qu’elle est située en pleine nature et non au centre d’une agglomération. Cela ne correspond pas du tout. La dernière raison qui en fait pour moi une énigme, c’est qu’elle n’apparaît pas sur les cadastres du XIXe siècle, ce qui pose un vrai problème. Je ne suis donc pas parvenu à la localiser précisément jusqu’ici et, malgré des nombreuses recherches dans les archives, je n’ai rien trouvé à son sujet !

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