Promenade du Bois du Fayt

Des Gallo-romains au château d’Oisquercq – 2000 ans d’histoire

On a longtemps pensé que Oisquercq signifiait « église orientale », mais il n’en est rien.  En réalité, la première partie du toponyme est un nom de personne « Aldso/Aldo » suivit du terme germanique « kerk » (= église).  C’est donc l’église domaniale érigée par ou donnée à ce personnage, sans doute à l’origine de la localité durant le Haut Moyen Age.  Mais il est certain que sur les terres traversées par cette promenade un domaine gallo-romain existait auparavant.  La rue de Virginal est l’une des plus anciennes de la région et existait déjà à l’époque.  Deux trésors monétaires romains ont été découverts le long de cette antique voie.  Le second est aujourd’hui conservé au Musée « de la Porte » à Tubize.

 Au XIIe siècle, Oisquercq était situé sur la frontière du duché de Brabant et du comté de Hainaut.  On y rencontrait une fortification, sans doute aux mains du seigneur local, qui sera détruite lors des guerres entre Henri de Brabant et Baudouin V de Hainaut (fin XIIe siècle).

 Joseph-Louis de Gonzague Bruneau de la Motte fut le dernier seigneur féodal d’Oisquercq. C’est sa fille qui, en épousant François-Joseph Van Hoobrouck, est à l’origine de la présence de cette famille à Oisquercq pendant plus d’un siècle.

De cette union est né, notamment, Charles-Jospeh-Ignace qui fut le 1er bourgmestre d’Oisquercq de 1830 à 1863.  Il fit bâtir le nouveau château sur les ruines du château féodal, en 1833.  Pendant près d’un siècle, le domaine sera occupé par les descendants de la famille Van Hoobrouck.  Il se situait au village et s’étendait sur les communes de Tubize, Virginal et Ittre.  Cela représentait plus ou moins 165 hectares.  Le vaste domaine comprenait un château avec un parc, des maisons de maître ainsi que la maison du garde et la maison du jardinier, une ferme et un moulin à eau, des prés, des vergers et de larges surfaces boisées.  Le parc du château était privé.  Les seules occasions qui étaient données aux habitants d’entrer dans le domaine étaient les deux processions annuelles qui faisaient halte dans le parc du château.

En 1930, la vente du domaine commence à s’effectuer par lots mais le château reste occupé par la famille Van Hoobrouck.

En 1933, Monsieur et Madame des Grées du Loû, achetèrent le château et y vécurent.  Durant toute leur vie, le couple se montra d’une grande générosité pour les habitants d’Oisquercq.  A la veille du grand bouleversement qui va modifier la physionomie du village, en 1957, les projets de tracés pour la création du canal sont déposés.  Bien que ceux-ci sont conçus pour préserver le château et le parc, en 1960, la démolition du château s’entame sous le regard désolé des habitants.

En témoignage de son attachement à Oisquercq, cette même année, Monsieur des Grées du Loû fit ériger un magnifique calvaire breton à côté de l’église.

Plan de la promenade du Bois de Fayt

Itinéraire

Sentiers, chemins campagnards et routes …

 Départ/retour : Eglise d’Oisquercq, Place des Grées du Loû

 1 heure 45 arrêts non compris – 7 km

Parking, épicerie, boulangerie, café-resto à proximité

Nous partons, dos à l’entrée principale de l’église, vers la droite dans la rue Delval.  Au premier carrefour, nous tournons à gauche dans la rue de Stéhoux.

0,2 km / 0,2 km

 Plus loin, cette rue devient un sentier qui nous conduit à la rue de Virginal (attention, route à grand trafic).  Quelque peu à gauche, on aperçoit la ferme du Coucou.

0,8 km / 1,0 km

 Nous traversons cette rue et nous nous dirigeons vers la droite.  De suite, nous tournons à gauche dans la rue du Pire.

0,1 km / 1,1 km

 Nous descendons la rue du Pire.  Nous ignorons un sentier qui descend de droite (début d’un tronçon commun avec la promenade l) et, au bas de la rue, laissons à gauche le chemin Constant et nous tournons à droite avec la rue du Pire.  Peu après, nous tournons à gauche, nous passons devant le café-resto « Mon M à moi. (L’Arsouille) » et nous tournons encore à gauche (la promenadel se poursuit vers la droite).  Nous sommes sur une place, ancien jeu de balle, à Stéhoux.

0,8 km / 1,9 km

Nous traversons cette place et, au bout, nous poursuivons dans la rue d’Hennuyères.  Nous suivons cette rue.  Plus loin, nous ignorons la rue des Réservoirs qui descend de gauche et peu après, nous ignorons aussi la rue qui part vers la droite pour passer sous le chemin de fer.   Ici, ceux qui désirent faire un petit crochet vers les étangs pour s’y délasser prennent à droite, passent sous le chemin de fer et aboutissent au site enchanteur des étangs et de la cascade de Coeurcq.  On y rejoint l’itinéraire de la promenade l. Sinon, nous continuons tout droit.  Nous sommes toujours dans la rue d’Hennuyères.  Après un coude à droite, nous tournons à gauche dans la rue Peignies.

1,5 km / 3,4 km

 Nous ignorons le chemin St-Antoine qui arrive de droite.  La rue que nous suivons, maintenant en pavés de Quenast, nous mène à la rue de Virginal (ancienne route romaine le long de laquelle plusieurs trésors monétaires ont été découverts).

1,3 km / 4,7 km

Nous tournons à gauche (attention, faites preuve de prudence.  Cette section de route est très fréquentée.  Marchez à proximité du bord gauche de la route).  Nous arrivons au lieu-dit « Le Rossignol », constitué de quelques maisons et de deux fermes accolées.

0,7 km / 5,3 km

 Après le dernier bâtiment à droite (n° 270), nous obliquons vers la droite pour suivre un chemin de terre qui devient sentier et qui se prolonge, dans le bas, par la rue Notre-Dame.  La promenade k continue tout droit.

0,9 km / 6,2 km

 Attention, au bout de cette rue, la construction d’un nouveau lotissement a modifié la voirie ancienne.  Nous poursuivons aujourd’hui tout droit dans une nouvelle rue.  Peu après, nous prenons à droite dans la rue St-Martin, puis à gauche dans la rue du Grand Closin. Nous prenons immédiatement le petit sentier qui se présente à notre droite après le n° 16.  Au fond, nous ignorons la place du Roy Jardin et nous tournons à gauche.  Nous descendons tout droit le sentier, même lorsqu’il est coupé par une voirie nouvelle, pour arriver à la rue de Samme.

0,8 km / 7,0 km

 Nous tournons alors à gauche afin de revenir sur la place des Grées du Loû.

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Ferme du Coucou et trésors monétaires romains

C’est non loin de cette ferme que fut découvert le premier trésor monétaire gallo-romain (800 pièces) vers 1860, lors de travaux de redressement de la route.  La plupart de ces pièces romaines étaient conservées à la Maison communale de Tubize et furent, malheureusement, détruites lors de l’incendie de 1887.  Le second trésor fut découvert en 1977 au lieu-dit le Rossignol, non loin de l’endroit où fut découvert le premier trésor.

Etangs et cascade de Coeurcq

Site propice à la détente, les étangs de Coeurcq vous offrent un magnifique endroit pour pique-niquer, vous reposer un peu et vous rafraîchir à la buvette des pêcheurs.  La cascade est toute proche.  Elle devrait prochainement faire l’objet d’un aménagement qui la rendra accessible aux promeneurs.  

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