Promenade de Mussain

   

Plan de la promenade de Mussain

 

Le domaine seigneurial de Mussain 

 

Au XIIe et surtout au XIIIe siècle, la pression démographique se fit sentir de façon certaine dans nos régions.  Et comme il fallait nourrir cette population en constante augmentation, on se mit à défricher à grande échelle les bois et bruyères. 

Les principaux seigneurs, qu’il s’agisse d’institutions ecclésiastiques (l’abbaye de Lobbes à Saintes, celle de Nivelles à Tubize, Clabecq et Oisquercq) ou de puissants laïcs (le seigneur d’Enghien ou celui de Saintes) concédèrent des terres périphériques à certains de leurs dépendants en vue de leur mise en culture.  Ce fut là l’origine de quelques unes de nos grosses fermes seigneuriales, et de pas mal de petits châteaux, propriétés de lignages chevaleresques locaux. 

C’est probablement ainsi qu’est né et s’est développé le domaine seigneurial de Mussain.  A la fin du XIIe siècle, les textes commencent à mentionner une famille de chevaliers, les Mussain.  Ils étaient vassaux du seigneur d’Enghien pour le fief seigneurial de Mussain. 

Le seigneur de Mussain était un personnage relativement important puisqu’il disposait de la basse, de la moyenne et de la haute justice sur ses terres. 

Dès le XIIIe siècle, un habitat seigneurial et une ferme existent à Mussain.  Plus tard, les seigneurs du lieu y construisirent un véritable château (XIVe ou XVe siècle ?) dont on possède encore une représentation d’environ 1600 dans les fameux Albums de Croy. 

Ce château médiéval fut remplacé par un édifice plus récent, dont on ignore absolument tout.  Enfin, le dernier château, de style néo-classique du XVIIIe siècle, fut démoli dans les années 1950.  Aujourd’hui il ne subsiste que la ferme dont les dépendances furent transformées en habitation cossue. 

Mais l’histoire de Mussain ne s’arrête pas à la présence d’un petit domaine seigneurial et de plusieurs châteaux qui s’y succédèrent.  Mussain est riche en vestiges archéologiques.  En effet, on a déjà découvert le long du ruisseau du même nom un site préhistorique remontant à l’époque du néolithique, des bas-fourneaux des âges des métaux (période gauloise, juste avant la romanisation de nos régions), sans oublier les vestiges des anciennes habitations seigneuriales depuis le XIIe siècle.

On présume également que l’endroit était occupé par les Francs après les invasions germaniques (Ve-VIIe siècles) puisque le toponyme lui-même remonte à cette haute époque et signifie vraisemblablement dans l’ancienne langue germanique « l’habitation située dans le fond boueux ».

Enfin, ceux qui connaissent Mussain se souviendront certainement de la magnifique grille d’entrée qu’un propriétaire, peu scrupuleux du patrimoine et avide de monnayer tout ce qu’il pouvait, a fait démonter et a vendu.  Puisse le magnifique domaine de Mussain retrouver un peu de sérénité et redevenir le splendide parc qu’il a toujours été au cours des siècles.

 

Itinéraire

 

Départ/retour : Place A. Dupont (ex-Grand’Place) à Saintes

    1 heure 45 minutes (arrêts non compris)

     Parking, cafés, restaurants, à proximité

     Distance à parcourir : 7,7 km

En tournant le dos à l’entrée principale de l’église, nous prenons vers la droite, puis, de suite à gauche, la rue de l’Ecole.  Nous traversons la rue Cavée.

0,2 km / 0,2 km

Nous empruntons le terre-plein en face pour atteindre un sentier qui nous conduit à la rue de Rebecq.

0,8 km / 1,0 km

Nous suivont le sentier vers la droite.  Nous laissons sur la gauche une chapelle, puis la ferme de la Fontaine, autrefois brasserie.  Après la route venant de gauche, que nous ignorons, nous aperçevons, dans la prairie, la Fontaine Sainte-Renelde.

0,3 km / 1,3 km

Remarque: Pour parvenir à la Fontaine, nous devons prendre le chemin venant de droite, puis un sentier à droite.

Après ce bref détour permettant d’admirer cette fontaine, nous repartons tout droit, toujours dans la rue de Rebecq.  A la hauteur du n°109 de cette rue, la maison du berger de Saintes, nous empruntons à droite le Chemin du Tombeau.

0,3 km / 1,6 km

Il s’agit d’un chemin de terre qui nous conduit à la chaussée d’Enghien (! ! ! route à grande circulation).

0,6 km / 2,2 km

Nous traversons la chaussée avec prudence pour prendre, en face, le Chemin du Neuf Pont.  Nous passons sous la ligne de chemin de fer reliant Bruxelles à Tournai.  Peu après, nous franchissons le ruisseau « Le Mussain ».  Au T suivant, nous tournons à droite.  Après un coude à droite, nous arrivons à la ferme Schemberg.

2,3 km / 4,5 km

Nous poursuivons le chemin agricole vers la gauche.  Nous ignorons un chemin de terre venant de droite.  Nous arrivons à une autre ferme, la ferme de Herbecq.  Nous ignorons le chemin de terre droit devant nous pour tourner à droite dans la rue de Plantin Bois.

0,7 km / 5,2 km

Nous arrivons à un T, face à une autre chapelle, où nous suivons à droite la rue Jean Duc.

0,3 km / 5,5 km

Au carrefour suivant, nous poursuivons tout droit en suivant la rue Julien Marsille (du nom d’un ancien secrétaire communal de Saintes, résistant durant la dernière guerre).  A la hauteur de la maison portant le n°176, nous tournons à droite par un sentier qui nous mène à la rue du Gros Chêne.

0,8 km / 6,3 km

Nous suivont ce sentier et nous longeons sur notre droite, la clôture et le mur d’enceinte du château de Mussain.  Arrivé au passage à niveau, nous le traversons pour suivre la rue de la Station.

0,5 km / 6,8 km

Nous ignorons un sentier veant de droite avant d’arriver à la chaussée d’Enghien (! ! ! attention, traversée dangereuse protégée par des feux tricolores).  Nous la traversons et suivons cette chaussée vers la gauche.  De suite, nous virons à droite dans la rue Carade.

0,1 km / 7,4 km

Nous ignorons un sentier traversant cette rue et poursuivons tout droit dans la rue Carade.  Au bout de la rue, nous tournons à droite pour rejoindre la place A. Dupont.

0,3 km / 7,7 km

 

Commentaires

Place Adolphe Dupont

Nous voici au centre du village de Saintes et ici, la Grand’Place a aussi chanté de nom, suite à la fusion des communes.  La première église dédiée à St-Quentin remonte sans doute au VIIème siècle.  Un second oratoire dédié à Sainte-Renelde, l’aurait remplacée durant la seconde moitié du Ixème siècle.  L’église actuelle de style gothique, date en grande partie du milieu du XVIème siècle.  Elle fut également précédée d’une église romane (XIIIème siècle ?) dont certains vestiges subsistent dans le choeur actuel.  La tout est classée depuis 1938.  A côté de l’église, sur la place, le magnifique platane planté en 1830 est dénommé « arbre de la Liberté » est lui aussi, classé.

Fontaine de Sainte-Renelde

La construction qui orne la fontaine date de 1861.  L’eau miraculeuse est utilisée contre l’apoplexie, la paralysie, les affections des yeux et autres maux corporels.

Château de Mussain

Du château, il ne reste que les dépendances agricoles transformées en habitation cossue dont on aperçoit, à travers les arbres, quelques parties.  Par contre, les dépendances agricoles, transformées avec goût en habitation cossue, peuvent être furtivement aperçue à travers le feuillage. 

 Fontaine ou puits Sainte-Renelde

 L’eau miraculeuse de ce puits est utilisée contre l’apoplexie, la paralysie, les affections des yeux et autres maux corporels.  De nombreux pèlerins viennent, encore aujourd’hui, y puiser de l’eau.  [voir aussi p. 61]

 Fermes anciennes de Saintes

 Quelques unes des grosses fermes anciennes de Saintes peuvent être admirées sur cet itinéraire.  Ce sont les fermes de la Laubecq [voir p. 61], de Quenestine [voir p. 60], de Herbecq [voir p. 80] et de la Brasserie de la Fontaine, appelée aujourd’hui du Puits de sainte Renelde.  Le vrai nom de cette dernière était au Moyen Age la cense de Fournehaut.  Elle a été restaurée récemment et aménagée pour accueillir réceptions et banquets. 

 

1 Comment

  1. Merci pour ces sentiers, ces itinéraires qui nous font redécouvrir notre beau village…
    J’ai suggéré aux Scouts de Saintes de se baser sur vos ressources afin d’ajouter à leurs jeux et découvertes ces petits bouts de notre patrimoine, oubliés, ignorés ou méconnus.

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