A la découverte du Patrimoine classé … le moulin à vent de Saintes

Le moulin à vent de Saintes, également appelé moulin d’Hondzocht, se dresse fièrement le long de la chaussée de Halle à Enghien.  Contrairement à ce qui a parfois été affirmé, il ne remonte pas au-delà de 1775, date de sa construction.  Il existait en réalité un autre moulin à vent à Saintes, un moulin banal construit en bois, qui remontait au Moyen Age et a aujourd’hui disparu. 

Le moulin à vent d’Hondzocht est un remarquable exemple de moulin en brique sur tertre avec calotte tournante.  Son mécanisme d’origine est intégralement conservé.  Il devrait faire l’objet d’une restauration intégrale qui lui permettra de tourner à nouveau et de moudre du grain comme autrefois.  Il devrait en principe aussi accueillir les collections rurales du Musée ‘de la Porte’. 

Luc DELPORTE

A la découverte du Patrimoine classé … l’église Saint-Martin d’Oisquercq

La petite église d’Oisquercq, pittoresque édifice rural planté au centre du village sur la butte cimetérale, mérite assurément le détour.  La mince silhouette de la tour attire immédiatement le regard.  En moellons d’arkose, elle est partiellement romane (XIIe ou début XIIIe siècle) – tout comme les soubassements de la nef.   Les parties supérieures du clocher sont déjà gothiques.  La nef a été reconstruite en 1652 au frais du curé Hasnon.  Elle est plus large que la tour, mais beaucoup plus basse et légèrement moins longue et moins large que le chœur.  Celui-ci, de style gothique tardif, plus élancé que la nef, a été édifié en 1520 par Englebert d’Ailly, seigneur du lieu, qui l’orna de vitraux peints.  Cette très jolie église rurale, monument classé, est aujourd’hui dans un bien triste état et attend une restauration promise depuis longtemps. 

A l’intérieur, le visiteur pourra admirer un mobilier particulièrement riche et de très beaux monuments funéraires.  Aux alentours, on peut également admirer le magnifique presbytère (1766) et l’authentique et fameux calvaire breton, don d’Emile des Grées du Loû. 

Luc DELPORTE

A la découverte du Patrimoine classé … l’Arbre de la Liberté

En 1830, notre pays accéda à l’Indépendance.  Un groupe de patriotes Saintois, emmené dit-on par Jean-Baptiste Fontaine, participa aux combats qui chassèrent les Hollandais du pays.  A leur retour au village, ces valeureux Saintois décidèrent de commémorer ces événements et plantèrent un platane sur la place du village.  Cet arbre majestueux est aujourd’hui connu sous le vocable d’ « Arbre de la Liberté ».  La petite histoire raconte qu’au cours de la nuit suivant sa plantation, un orangiste (partisan des Hollandais) aurait coupé la cime de l’arbre, ce qui ne l’empêcha cependant pas de se développer et de déployer ses frondaisons. 

En récompense des bons et loyaux services des patriotes Saintois, en 1831, le gouvernement belge offrit à la Commune de Saintes un drapeau commémoratif qui existe toujours.  Restauré par le Musée, il orne aujourd’hui un mur de la salle des mariages de la Maison communale de Tubize. 

La place du village est, par la suite, devenu un parking asphalté, hypothéquant ainsi les chances de survie de cet arbre remarquable.  Récemment, un aménagement particulier lui a rendu espoir alors qu’il commençait à périr.  Espérons qu’il pourra ainsi poursuivre encore longtemps sa vie symbolique. 

Le caractère tout à fait remarquable de cet arbre lui a valu d’être classé comme Monument historique dès 1940.  Il fait, encore aujourd’hui, notre fierté à tous. 

Luc DELPORTE