Patrimoine toponymique : les noms de rues


 

A la demande du Conseil communal, l’OTP-Musée ‘de la Porte’ a été chargé d’établir un répertoire des noms de rues de l’entité avec, pour chacune d’entre elles, une explication historique ou toponymique.  Une base de donnée a été constituée grâce, notamment, à deux stagiaires du Musée, Tatiana Sgalbiero et Maria Gallo, qui y ont contribué.

Vous vous interrogez sur la signification du nom de votre rue ?  Vous aimeriez savoir depuis quand elle porte cette dénomination ou comment elle s’appelait auparavant ?  Alors, contactez le Musée.  Nous nous ferons un plaisir de vous renseigner à ce propos.

Liste des rues

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20 Comments

  1. LEFORT Jean-Pierre

    Bonjour

    J’aimerais connaitre l’origine du nom de la rue des frères LEFORT

    Merci d’avance

    • Luc Delporte

      La famille Lefort avait envoyé plusieurs de ses enfants combattre lors de la Grande Guerre et deux d’entre eux, à savoir Noël et Albert Lefort, ont été tués sous les drapeaux. Felix avait également été appelé sous les drapeaux, tandis que Gustave, qui n’avait pas encore 20 ans se porta volontaire. Gustave survécu au conflit, mais comme grand invalide et décéda à Canet (France)en 1922. Il fut enterré dans le caveau des militaires français tombés au champ d’honneur. Il était manchot et avait les poumons brûlés par les gaz. Finalement, seul Felix revint à Tubize et y poursuivit son existence.
      Le 9 mai 1919, le Conseil communal pris la décision de remplacer le nom de la rue de la Filature par celui des Frères Lefort, en souvenir du sacrifice de cette famille lors de la Première Guerre Mondiale.

  2. Olivier Vanderkelen

    Bonjour,

    j’aurais aimé quelques explications sur l’origine de deux Rues situées à Saintes:
    – La rue Quehain: quel est l’origine de ce nom?
    – La rue René Vanderkelen: j’aurais aimé savoir à quelle date on a donné à cette rue ce nom et pour quelle raison? Elle s’appelait auparavant la rue Flandroy. Le nom « Flandroy » venait-il de Auguste Adolphe Flandroy, ancien Marguillier de la paroisse de Saintes?

    Merci d’avance.

    • Luc Delporte

      Bonjour Mr Vanderkelen,

      Rue Quehain :
      Rue qui mène au lieu-dit Quehain. Sa signification serait la maison sur la hauteur (IE *kagh = « prohéminent » – germanique haim = habitation). Ce toponyme doit s’être formé entre le Ve et le IXe siècle.

      Rue René Vanderkelen :
      Dans l’atlas des chemins vicinaux, la rue correspond au sentier n°43 allant de Saintes à Bierghes, connu sous le nom de sentier De Leerkdel. Sa largeur était de 1,65m pour une longueur de 922m. Il ne subsite aujourd’hui que le tronçon se situant entre le chemin n°14 (rue cavée) et le chemin n°4 (rue J. Wauters). Le reste du sentier, qui rejoignait la chaussée d’Enghien, fut supprimé en septembre 1980.

      René Vanderkelen est un célibataire qui vivait à Saintes. Il est né en 1925. Il était aide-boulanger et résidait rue Flandroy n°2. Il était résistant durant la seconde guerre mondiale et fut arrêté à Tubize (chaussée d’Hondzocht) en 1944. Lorsqu’il fut arrêté il était accompagné de 3 autres personnes: ils auraient volés de la nourriture lorsqu’ils furent surpris par les Allemands. Il fut alors déporté en Allemagne où il décéda. On ne connait pas la date exacte de sa mort qui se situe entre le 15 février 1945 et le 1er juin 1945.
      J’ignore à quelle date cette ruelle pris ce nom.

  3. Dehoux Mareeva

    Bonjour,

    j’habite à la rue maton situé à Bray, village de la commune de Binche et je m’interroges sur l’origine de ma rue ou la personne qui aurait pu donner son nom à ma rue.

    Je vous remercie d’avance pour votre aide.

    Cordialement

    Dehoux Mareeva

  4. Arlette DEREYS

    Bonjour,
    Notre société THALES BELGIUM S.A. étant située rue des Frères Taymans à Tubize, nous souhaiterions connaître l’origine du nom de cette rue. Plus particulièrement, qui étaient les frères Taymans ?
    Merci d’avance.
    Meilleures salutations.

    • Luc Delporte

      Voici les informations que je peux vous fournir sur cette rue et son histoire.

      Dans l’atlas des chemins vicinaux, il s’agit du chemin n°1 allant de Tubize à Virginal, connu sous le nom de chemin du Coucou ou chemin de la Bruyère . Sa largeur était de 6,61m et sa longueur de 4852m. Aujourd’hui il a été fractionné pour former le Plateau de la Garde, la rue des Frères Taymans et la rue de Virginal.

      Tronçon de l’ancienne rue de Virginal allant de l’ancienne barrière du chemin de fer séparant la rue de l’Industrie et la rue du Perroquet, et la carrefour avec la rue de Oisquercq. Rebaptisé rue des Frères Taymans le 9 mai 1919.

      Fils de notaire. Les trois frères (Jean, Pierre et Charles) étaient volontaires de guerre et sont tombés au Champ d’Honneur au cours de la guerre 14-18. Ils habitaient dans la rue de Virginal.

      Février 1860 : pavage et redressement de la route.
      Le 1er juin 1919 le conseil place les nouvelles plaques indicatrices du nouveau nom de rue à l’occasion d’une fêtre dédiée aux soldats tubiziens de la première guerre mondiale.
      1945-1963: modernisation de la rue

      J’ajouterais qu’il s’agit d’un des plus ancien chemin de la région, celui qui emprunte la ligne de séparation des eaux entre les sous-bassins de la Senne et de la Sennette. Son origine est très certainement néolithique, ensuite celte. Les Romains en ont fait un diverticule important venant des environs du vicus de Waudrez (près de Binche) vers le nord.

      TH, 21, p. 19
      BRABANTER, La vie communale au cours du XXe siècle, tome 2, p. 157
      DEMEUR, pp. 24, 31, 36, 44
      TH, 22, BRABANTER, pp. 24-25
      LAUWERS, Tubize, pp. 59-61
      Tubiziens, p. 44

  5. Bonsoir,

    Habitant de la rue se prénommant  » Cité de la Soierie « , j’en déduit qu’elle servait à loger les ouvriers de la Soierie de Tubize. Est-ce bien cela ?

    Merci pour vos explications .

    Bien à vous.
    T.Boon

    • Luc Delporte

      Effectivement, les habitations ouvrières de la Cité de la Soierie ont été construites par la Soierie artificielle de Tubize (appelée plus tard Fabelta-Tubize) pour y loger du personnel. Elle constitue l’une des nombreuses cités ouvrières que comptait Tubize à l’époque où l’industrie y était florissante et où il convenait de loger les ouvriers à proximité des usines. Dans le cas contraire, certains ouvriers avaient de longs trajets à effectuer, tôt le matin et tard le soir, entre leurs domiciles et l’usine. Il arrivaient fatigués à leur travail, étaient donc moins rentables, et disposaient de trop peu de temps pour se reposer le soir. Pratiquement toutes les grandes entreprises industrielles, conscientes de ce problème, bâtirent des cités ouvrières plus ou moins étendues. Outre le fait de mieux contrôler le personnel ouvrier, ces habitations furent souvent un grand progrès pour la classe ouvrière qui bénéficiait de maisons spacieuses (pour les critères de l’époque) et surtout à loyers très avantageux. Fabelta a fermé définitivement ses portes en 1980. Il est probable que les maisons ont alors été vendues à des particuliers vers cette époque.

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