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Locomotive à marchandises, mixtes et à voyageurs – Tubize type 11 (type 28, 29, 2 et 2bis EB)

  • SIX COUPLED : C (0-6-0) [3 essieux moteurs / tender séparé]
  • Nombre d’exemplaires : 102
  • N° de fabrication : 57-59, 143-148, 159-161, 162-167, 271-275, 318-321, 322-329, 343-346, 395-398, 402-405, 419-429, 430, 467-474, 517-532, 546-552, 555-560, 574-578, 585-588.
  • Type 28, 29, 2 et 2bis de l’État Belge

 

La locomotive EB n° 296, prototype de la type 28

Il s’agit de la Tz 56, éprouvée le 24/04/1865. Phil Dambly [Vapeur en Belgique, t. 1, p. 95] rappelle que cette locomotive, sortie des Ateliers de Tubize en 1865, avait été achetée par l’État à la demande de Belpaire, qui souhaitait faire des essais comparatifs avec son type de machine mixte (le futur type 28).

A part ses cylindres extérieurs horizontaux de 460×600 mm, la 296 avait des caractéristiques très semblables, voire identiques à celles du type 28 : roues de 1,40 m, empattement de 3,99 m, distribution Stephenson, 226 tubes à fumée long de 3,51 m, grille de 2,77 m². Poids en ordre de marche : 34,40 t. Cette machine fut utilisée jusqu’en 1896.

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Le type 28 de l’État Belge

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Tz 275 – Tubize type 11 – EB 806 – Type 28 de l’Etat Belge. Photographie d’usine (coll. Musée ‘de la Porte’ à Tubize)

 

Tz 275 – Tubize type 11 – EB 806 -Ttype 28 de l’Etat Belge – Dessin d’Albert Jacquet transmis par J.-P. Teugels.

Dès 1865, l’État Belge s’adressa à différents constructeurs (Carels, Cockerill, la Cie Belge, Couillet, HSP, Saint-Léonard, Tubize, Schneider-Le Creusot, Machinenbau Gesellschaft Karlsruhe) pour produire, jusqu’en 1883, des locomotives du type 28. Il y en aura 263 en tout.

Il s’agissait de locomotives C à empattement de 4 m, roues de 1,45 m et cylindres intérieures inclinés de 450×600 mm. Ces machines avaient une vitesse maximum limitée à 55 km/h. Elles effectuaient principalement le service des trains de marchandises sur ligne à profil facile.

A partir de 1875, des machines plus puissantes (type 29), les remplacèrent sur certaines lignes, notamment pour les lourds convois de charbon et de minerai.

Les chaudières des types 28 furent renouvelées suivant les plans de 1889, 1896 ou 1898, ce qui, avec d’autres modifications (freins, …) fit passer leur poids en ordre de marche de 32,90 à 36 ou 36,40 t.

Un certain nombre de locomotives type 28 furent transformées en type 2 dès 1875 ou en type 2bis à partir de 1882. On en transforma aussi quelques unes, de 1905 à 1910, en type 29.

Les AT ont produit 30 types 28 de l’État Belge. Ce sont les Tz 57-59 (3), 143-148 (6), 159-161 (3), 162-167 (6), 271-275 (5), et 546-552 (7). Quelques unes furent transformées en types 2bis et 1 en type 2 de l’État Belge.

Locomotive type 28 de l’Etat Belge. Tiré de E. TORDEUR, Le machiniste des chemins de fer belges, 1909, pp. 27-29.

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Le type 29 de l’État Belge

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Tz 393 – Tubize type 11 – EB 1230 (loco de tête) – Type 29 de l’Etat Belge. Tiré de P. DAMBLY, Vapeur Belge, t. 1, p. 96 (R. Desclée / coll. F. Dumont). Double traction de type 29 halant un train de marchandises à Warchin, en direction de Tournai. Chaudières de 1899 avec quelques différences entre les deux locomotives (sa seconde est la EB 2453, constructeur : Franco-Belge, 1899). La Tubize avec abri « baquet ».

Tz 470 – Tubize type 11 – EB 1557 – Type 29 de l’Etat Belge – Dessin d’Albert Jacquet, transmis par J.-P. Teugels.

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Inspirées du type 28, ces machines furent commandées par l’État en raison de l’ampleur croissante du trafic de marchandises. Plus puissantes que les types 28, elles n’en différaient que par le diamètre des roues (1,30 m au lieu de 1,45 m) et par quelques détails du châssis. En tout, 519 unités de ce type furent mises en service, auxquelles on ajoutera la cinquantaine de machines type 28, 2 et 2 bis transformées en type 29. Elles furent produites par Couillet (125), Tubize (90), Cockerill (76), Carels (58), Saint-Léonard (48), HSP (41), la Cie Belge, devenue Franco-Belge en 1881 (39), Zimmerman-Hanrez (11), La Meuse (6), Boussu (5), la Maschinenfabrik der Oesterreichisches-Ulggarischen Staatseisenbahn Gesellschaft ou StEG à Vienne (20).

Les premières séries avaient été livrées entre 1875 et 1884. Après 15 ans d’interruption, leur construction repris de 1899 à 1901 avec quelques différences. Elles affectaient la suspension, l’échappement, la sablière, les injecteurs et l’aspect de la boite à fumée.

Les machines des séries antérieures avaient, quant à elles, reçu de nouvelles chaudières.

Les types 29 développaient 560 ch et atteignaient 50 km/h en palier. Le poids en ordre de marche était initialement de 32,80 t. (1875-1882), puis de 38,30 t. (1882) et de 38,50 t. (1899).

Les AT on produit en grand nombre de types 29 de l’État Belge. Phil Dambly affirme qu’il y en eut 70. J’en ai dénombré 71 en tout. Ce sont les Tz 318-321 (4), 322-329 (8), 343-346 (4), 395-398 (4), 402-405 (4), 419-430 (12), 467-474 (8), 517-532 (16), 555-560 (6), et 574-578 (5).

Locomotive type 29 de l’Etat Belge. Tiré de E. TORDEUR, Le machiniste des chemins de fer belges, 1909, pp.59 et 62.

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Le type 2 de l’État Belge

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Tz 588 – Tubize type 11 – EB 1760 – Type 2 de l’Etat Belge.  Tiré de P. DAMBLY, Vapeur Belge, t. 1, p. 100.  Equipée d’un frein Westinghouse dès l’origine.

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En 1874, Belpaire fit remplacer les roues de 1,45 m d’une locomotive type 28 par des roues de 1,70 m, en ne changeant rien d’autre à la machine. Cela donna le type 2. Les excellent résultats des essais de cette machine poussa l’État à en commander 137 nouveaux modèles, effectués entre 1875 et 1885 par Carels, Cockerill, la Cie Belge, Couillet, HSP, et Tubize. Un vingtaine de type 28 furent également converties en type 2.

Leur aspect différait selon les constructeur quant aux garnitures. La suspension fut renforcée en 1882 et l’on procéda au renouvellement des chaudières de 1889 à 1900. Elles pesaient, à l’origine, 34,32, 34,40 ou 39,50 t. selon les séries, puis 38,87 t. avec chaudière modèle 1898. Elles étaient capables de remorquer 80 t. à 55 km/h en rampe de 16 mm/m. Elles assurèrent le service de trains voyageurs.

Les Tz 585-588 (4) étaient des types 2 de l’État Belge. S’y ajoute la Tz 547, qui était primitivement une type 28 transformée en type 2 de l’État Belge.

Locomotive type 2 de l’Etat Belge. Tiré de E. TORDEUR, Le machiniste des chemins de fer belges, 1909, pp.42-43.

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Le type 2bis de l’État Belge

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Le type 2 bis provient d’une transformation, à partir de 1882, effectuée sur des types 2, 28 et 29. Elle consistait, pour le type 2, à remplacer le premier essieux couplé par un essieux porteur à roues de 1,45m. Pour les types 28 et 29, il s’agissait du remplacement des roues de 1,45m ou 1,30m des essieux couplés médian et arrière par des roues de 1,70m. On obtenait ainsi une machine 1B. Ces changements de roues entraînaient un surhaussement des chaudières, dont la hauteur d’axe passait de 1,975m pour le type 28 et de 1,90m pour le type 29 à 2,10m pour le type 2bis. Ces transformations étant effectuées au fur et à mesure des besoins, certaines machines type 28 furent d’abord transformées en type 2, puis seulement en type 2bis. Le poids en ordre de marche s’élevait alors, soit à 38,54t (ex type 2), soit à 38,90t (ex type 28).

Le type 2bis fut réalisé à une trentaine d’exemplaires, pour disposer de machines à voyageurs pour les lignes de plaine, sur lesquelles des locomotives de type 2, à trois essieux couplés, ne se justifiaient pas

Les Tz 546 à 552 étaient des types 28 transformées en type 2bis, excepté pour la Tz 547 qui devint une type 2.

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Caractéristiques techniques

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Locomotives

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Compagnie concernée :

  • Etat Belge

 

© Luc DELPORTE – dernières modifications 23/04/2019.

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