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Plan et photos du site Tubize Plastics

Monsieur Guy Leclercq, ancien cadre de Fabelta et de Tubize Plastics, nous a transmis un plan du site et des photographies de l’usine juste avant – et même pendant – la destruction de l’usine.  Ces photographies, avec le commentaire qui les accompagne, nous invite à une véritable visite du site tel qu’il se présentait encore dans les années 1990.

Pour ouvrir le plan, cliquez sur : Tubize Plastics Plan 1997

 

Photographies aériennes du site

 

Station d’épuration d’eau du canal, située à l’extrême Nord du site

C’est à cet endroit qu’il y avait le grand réservoir d’eau épurée, réservoir béton bâché.  A côté de la station, il y avait 2 étangs d’eau du canal.  A la demande de l’acquéreur, en 1997, ces étangs sont restés en état.  Je crois qu’entre-temps ils ont été rebouchés par l’acquéreur.

Joint également quelques photos de la démolition et puis de l’endroit mis à plat après la démolition.  Le réservoir d’eau épurée était resté aussi.

 

Station de pompage d’eau de Senne

Cette eau servait principalement au réseau incendie de tout le site.  Cette station était située à l’entrée du site des camions.  Il y avait à l’époque un barrage.

 

En continuation, il y avait une entrée site piétons et une entrée camion avec pont de pesée.  L’ensemble du site était clôturé et sécurisé avec badges d’accès.

 

La chaufferie

La chaufferie était aussi la chaufferie pour Fabelta à l’époque.  Il y avait même un alternateur avec turbine qui fournissait l’électricité pour tout le site.  Après 1981, cet alternateur n’a plus été utilisé.

Cette chaufferie avait aussi une station de déminéralisation d’eau nécessaire à la production de la vapeur, mais aussi dans les divers procédés de Tubize Plastics.

A la démolition seuls sont restés, la cheminée, le réservoir d’eau déminéralisé visible sur une photo, la station électrique de distribution d’électricité du site, et aussi la station de distribution de gaz naturel.

 

La chaufferie avait comme combustible le fioul lourd.  Ce fioul arrivait par camion et était stocké dans le grand réservoir et était maintenu à température durant le stockage et le transfert vers la chaufferie.  C’est dans le bâtiment annexe au réservoir qu’il y avait la station de pompage du fioul.  Tout à été démoli en 1997, sauf le grand réservoir qui à été maintenu.  La chaufferie alimentait l’ensemble du site en vapeur à différente pression, en eau épurée, eau déminéralisée et en eau de Senne.

 

L’acétate

L’atelier Acétate, en fait nous appelions cette unité la Nouvelle Acétate car c’est en 1969 que cette unité remplaça l’unité qui est décrite dans le document de M. Luc Delporte. Cette nouvelle acétate était un procédé continu, licence japonaise Teijin, avec comme différentes étapes : le broyage de la pâte de bois, l’acétylation, l’hydrolisation, la précipitation, la séparation, l’essorage, le lavage, le séchage, le stockage, le broyage et l’emballage en sacs ou Big bag pour l’expédition en clientèle ou transfert pneumatique vers le Centre d’Extrusion.

Les photos représentent le bâtiment de production avec les bureaux et puis le bâtiment de stockage de l’Acétate broyé.  Les autres photos montrent la démolition de cette unité.  A la fin de la mise à plat, seul restait en place les bureaux.  Sur la droite d’une photo, il y a les bâtiments de l’ancienne acétate.

 

Bâtiment des Deux Sèvres

Bâtiment des Deux Sèvres, c’est ce que nous appelions les annexes de la production d’Acétate.  Nous avions le stockage des produits chimiques dans la Salle des citernes, tels que l’acide acétique, l’anhydride acétique, l’acétate d’éthyle et puis les tours de distillation pour la récupération de l’acide acétique.

 

Les Deux-Sèvres ont récupéré l’acide acétique.  Il reste maintenant de l’eau acétique qu’il faut traiter.  C’est par le procédé Wacker que cette dernière opération sera réalisée. Nous avons donc le bâtiment appelé Wacker, avec la salle des cuves de neutralisation et puis le four de cracking qui lui est chauffé au gaz naturel, raison pour laquelle ce gaz est présent sur le site.

C’est la fin des bâtiments de production d’acétate de cellulose dont une partie de la production sera transformée en matière plastique dans le centre d’Extrusion et sera commercialisée sous le nom de SETILITHE.

 

Dans la partie Est du chemin de fer, il y avait encore les bâtiments de la maintenance, du magasin général et puis ce grand hangar qui était le magasin de stockage de la pâte de bois, mais aussi d’une partie du produit fini d’acétate broyé. Ce dernier bâtiment rouge est resté en place en 1997 à la demande de l’acquéreur, le reste a été démoli et mis à plat.

 

Polymérisation polyamide

C’est le dernier gros investissement de Tubize Plastics, investissement réalisé quand nous étions Américains.  Fabrication en continu du polyamide 6.6, à partir d’une unité autonome avec sa chaufferie et le sel nylon qui était fourni en camion et stocké en réservoir, et puis 4 autoclaves qui produisait le polyamide en grains, stocké en silos et puis emballé en containers.
Quelques années avant la fermeture, Rhone Poulenc a décidé d’investir dans une unité pour sécher le polyamide.  C’est l’unité de séchage sous azote, en bleu, qui fut construite avec les 2 silos au dessus de la route.  Le polyamide était alors expédié en clientèle par camion citerne, les camions étaient chargés en direct sous les silos et ensuite ils passaient sur le pont à peser se trouvant à l’entrée du site et partaient en clientèle.  Cette unité produisait 24h/24 et 7 jours par semaine dans le régime des 5 équipes.
En 1997, l’unité de séchage a été complètement démontée, expédiée à Rhone Poulenc Belle Etoile au Sud de Lyon et remontée puis exploitée par l’unité de là-bas.
La partie polymérisation a aussi été démontée.  Par contre, la partie stockage du sel, les bureaux et encore une autre partie ont été vendus à Maintenance et Gestion qui transforma le bâtiment pour en faire un atelier de maintenance.  C’est le bâtiment qui existe toujours en 2018.

Emballage et stockage du produit fini polyamide 6.6.

Les granulés stockés en silos étaient envoyés pneumatiquement vers l’emballage qui se trouvait dans le bâtiment situé au-dessus de la Senne.  L’emballage se faisait en container carton d’une tonne et stocké dans ce même local.  Les camions étaient chargés via le quai de chargement.
Ce bâtiment n’a pas été démoli par Tubize Plastics en 1997/98, mais a fait partie des terrains et autres bâtiments qui ont été vendus à la Commune.

Stockage polyamide et magasin Demag

Du temps de Fabelta, il avait été construit un grand magasin automatisé pour le stockage de la fibre acrylique.  En fait c’était un immense bâtiment métallique avec des casiers et chaque casier pouvait contenir une balle d’Acribel.  Ce magasin était grand, car en prévention à l’extension du nombre de ligne de production, ce magasin devait fonctionner automatiquement avec des cartes perforées.  Mais je pense qu’il n’a jamais été très bien exploité.
Comme la polymérisation nylon avait besoin de surface de stockage, il fut décidé de transformer ce magasin en un magasin beaucoup plus bas avec quai de chargement pour camions.
Ce bâtiment a été vendu en 1997/8 au Forem pour devenir un centre de formation

Labo pilote du polyamide

Ce bâtiment était une réplique miniature de la production de polyamide 6.6 avec autoclave, mais aussi pour l’extrusion du polyamide.
C’était un labo d’essai, de mise au point, mais aussi de contrôle de qualité.  Ce bâtiment a été vendu à M. Demaret Freddy qui voulait l’exploiter comme atelier de maintenance.  A ce jour c’est devenu le bâtiment du Restaurant La Brasserie.

Bâtiment de la maintenance électrique

Ce bâtiment était réservé à la maintenance électrique avec son magasin de stockage spécifique.  Ce bâtiment a été vendu en 1997/98 à M. Demaret Freddy pour en faire un atelier de maintenance, ensuite c’est devenu une brasserie.

Labo contrôle qualité pour l’ensemble de production de Tubize Plastics

En fait, ce bâtiment était occupé uniquement par le 1er étage, la partie rez de chaussée était réservée à un surplus de stock, une zone tampon.
A l’étage c’était les contrôles.  C’est dans ce bâtiment qu’a été développé la fibre acrylique.  Il y avait, à l’époque de Fabelta, une unité pilote d’une ligne d’acrylique.  A la fermeture de Tubize Plastics ce bâtiment a été vendu à la commune de Tubize.

Le Centre d’Extrusion

En fait, ce bâtiment était, du temps de Fabelta, la filature du fil Sétilose, et puis c’est devenu, en 1980, l’extrusion de la Sétilithe avec 4 lignes d’extrusion d’acétate, et puis est venu s’ajouter l’extrusion des polyamide 6.6 de la production de Fabelta Zwijinaarde, et ensuite de la production de la polymérisation, et au total il y avait 7 lignes d’extrusion (4 de Sétilithe et 3 de Polyamide).
L’emballage était réalisé en sacs étanches pour le polyamide et en sacs plastiques pour la SETILITHE.  Il y avait aussi une unité de séchage de polyamide et d’enrobage des granulés (2 sécheurs rotatifs).  Cette unité de production avait son magasin de stockage avec quai de chargement qui tenait au centre d’extrusion.
Ces bâtiments ont été vendu à la commune de Tubize, complètement vidé et c’est devenu aujourd’hui le magnifique complexe commercial et d’habitation bien connu à Tubize.

Divers

Il y avait plusieurs ponts de rivière dans le site.  Il y avait celui qui donnait accès au pompage du canal.  Il y avait celui qui donnait accès au puits, car il y avait un puits dont l’eau était de bonne qualité et était utilisée pour certaine fabrication.  Ce dernier pont a été maintenu et le puits doit toujours exister.  En 1997/98, il a été sorti de la rivière un pont qui s’était écroulé du temps de Fabelta et qui donnait, parait-il, accès au canal à des camion pour aller décharger de la pâte de bois des bateaux.
Lors de la mise à plat du site en 1997/98 ces ponts ont été enlevés à la demande de l’acquéreur.
C’est ce qui termine cette mise à plat du site de Tubize Plastics 1997/1998, effectivement un site de 100 ans et dont Tubize Polymères/Tubize Plastics représentent quand même 17/18 ans de la vie de ce site. C’est sous Tubize Plastics que les parkings du Forem ont été réalisés, que les routes d’accès au Sud du site ont été réalisées, que des zones vertes avaient été aménagées.

Les textes et commentaires sont de Mr Guy Leclercq, que nous remercions encore.

 

Dernière version : 27/04/2018 – © Musée ‘de la Porte’ & Guy Leclercq

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