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Société Zaman-Sabatier & Cie [1854-1856]

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Recension de la présence d’une locomotive Tubize à l’exposition universelle de Paris en 1855.

L’usine de Tubize doit sa naissance à l’association de deux hommes, Joseph Zaman (1812-1894) et Gustave Sabatier (1819-1894).[1] Les débuts de l’entreprise furent apparemment modestes. La Société Zaman-Sabatier & Cie construira tout au plus une dizaine de locomotives au cours des années 1855 et 1856.

Qu’est-ce qui motiva le passage de la Sté Zaman & Cie à la Sté Zaman-Sabatier & Cie ?  La réponse exacte est inconnue, mais on peut avancer deux raisons plausibles.

La première est sans doute la volonté ou la nécessité de séparer au sein de deux sociétés distinctes les activités d’extraction de la pierre (Carrières de Quenast) des activités nouvelles de constructions métallurgiques, et en particulier de locomotives à vapeur (Ateliers de Tubize).

La seconde a sans doute été la nécessité de trouver des financements nouveaux pour construire l’usine de la rue de l’Industrie (le long du chemin de fer de l’Etat) et se lancer dans la construction de locomotives à vapeur.  C’est là qu’interviennent le banquier Gustave Sabatier et la Banque de Belgique.

Dès 1855, une locomotive Zaman-Sabatier était présentée à l’Exposition Universelle de Paris et obtint une médaille de 2e classe.  Elle passe pour être la première locomotive construite par la toute nouvelle entreprise.  Dès 1856, cette machine était acquise par les Chemins de fer de l’Etat belge. C’était la première d’une longue série de 585 machines que l’usine de Tubize fournira au cours du temps à l’Etat Belge.[2]

A ses débuts, les Ateliers de Tubize employaient environ une soixantaine de personne.

Recension de la présence d’une locomotive Tubize à l’Exposition Universelle de Paris en 1855.

Les raisons du retrait de J.E. Zaman et de G. Sabatier ne sont pas connues.  Les Ateliers de Tubize passèrent alors dans les mains de Julien Morel, un industriel de Tubize dont on doit peut-être se demander s’il n’était pas le directeur primitif de l’usine.


[1] Sur Gustave Sabatier : E. DISCAILLES, Gustave Sabatier, dans Biographie nationale de Belgique, t. 21, Bruxelles, 1913. Voir aussi la Biographie Coloniale Belge, t. 3, 1952, col. 759-761.

[2] En plus de ces locomotives, l’usine de Tubize livrera aussi à l’Etat belge une quarantaine de chaudières, une douzaine de voitures à vapeur, participera à divers projets et effectuera de nombreuses grandes réparations de son matériel roulant.

© Luc DELPORTE – 24/11/2019

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